La perspective d’un accord commercial transatlantique de grande envergure devient de plus en plus difficile, du fait que les responsables européens expriment leur insatisfaction à l’égard des politiques commerciales américaines. Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a catégoriquement rejeté l’idée de négociations commerciales avec les États-Unis tant que Washington maintiendra ses tarifs de la section 232 sur les métaux industriels.
M. Le Maire a déclaré que son pays s’oppose à l’ouverture de négociations de libre-échange à la suite des restrictions existantes sur le commerce bilatéral. Il a demandé aux États-Unis d’annuler leurs droits de douane sur l’acier et l’aluminium européens comme principale condition avant l’ouverture des négociations.
Le commerce mondial ne doit pas se baser sur l’augmentation unilatérale des tarifs douaniers
Bien qu’il admette que les guerres commerciales mondiales sont une « réalité », le ministre français des Finances n’a pas reconnu la raison d’être des tarifs douaniers de l’article 232. Les écarts entre les tarifs d’importation élevés de l’UE et les tarifs ultra-bas aux États-Unis avaient incité l’administration de Trump à mener son enquête sur la surcapacité de l’acier et de l’aluminium à l’étranger.
Mais la France semble disposée à livrer une guerre diplomatique contre les États-Unis après que l’UE ait conclu un accord de libre-échange avec le Japon. Tandis que la Chine continentale cherche activement à conclure un accord similaire avec l’Europe.
L’augmentation des tarifs douaniers affaiblira la croissance
Steven Mnuchin, le secrétaire du Trésor américain, a répondu en réaffirmant la position du président Donald Trump sur le commerce. Selon lui, tout éventuel accord dans le futur doit assurer l’élimination progressive des déséquilibres existants dans les relations commerciales entre les États-Unis et ses partenaires.
Ces déséquilibres comprennent les déficits massifs des États-Unis résultant de régimes monétaires et de politiques tarifaires différents à travers le monde. Selon les responsables de l’administration de Trump, les États-Unis ont adhéré aux principes du libre-échange, ce qui a causé d’importants dommages à l’économie américaine au cours des trois dernières décennies.
L’accord de libre échange
Le secrétaire américain ajouté que si l’Europe voulait un contrat de libre-échange alors les États-Unis sont prêts à signer cet accord sans droits de douane, sans barrières non tarifaires et sans subventions.
Les remarques du secrétaire Mnuchin reflètent l’objectif de l’administration de Trump de conclure des accords commerciaux bilatéraux mutuellement favorables avec les alliés américains, puis avec toute autre nation intéressée. Le plan de cette diplomatie commerciale a été établi en début d’année lorsque les États-Unis ont négocié avec succès les conditions de l’accord commercial KORUS avec la Corée du Sud.
Mais pour motiver ses alliés à entamer des négociations similaires, le gouvernement de Trump semble fermement décidée à maintenir sa pression tarifaire sur les économies étrangères. Cependant, les responsables français trouvent cette décision assez irritante.
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