Pourquoi le nouveau BRN ?
L'arrivée du nouveau BRN est prévue le 22 octobre prochain. Qu'est-ce que sera le nouveau mensuel ?
Toujours et encore, de l’information. Demain comme hier, les faits constitueront la matière première du journal.
Pas question en effet de fonctionner à l’envers : partir de certitudes idéologiques et utiliser ensuite les faits comme illustration d’un discours immuable. La raison d’être du journal n’est pas de prêcher à des convaincus, mais de s’adresser à tous ceux qui refusent les dogmes européistes établis, et qui entendent donc exercer leur esprit critique. Analyses, reportages, commentaires doivent éclairer et « décrypter » l’actualité – non s’y substituer.
Cette démarche était celle de BRN hier, elle le restera demain. Mais alors, pourquoi changer ?...
Deux raisons justifient le changement. La première vise tout simplement à repartir à l’offensive en vue d’élargir très significativement le lectorat. Réussir ce nouveau pari suppose d’afficher les nouvelles ambitions de BRN, notamment en améliorant sa formule actuelle. Cet horizon est tout à la fois volontariste et réaliste.
Pour ce qui le concerne, BRN fait le choix du développement. Un choix certes audacieux, mais dont le succès peut être paradoxalement facilité par la déconfiture de l’« aventure européenne ». Serait-il concevable de baisser les bras au moment même où les dirigeants de l’UE font face à la crise la plus grave à laquelle ils ont jamais été confrontés depuis l’origine ? Une crise économique, sociale, institutionnelle, et même existentielle. Une crise dont ils entendent faire payer les dégâts aux peuples, mais qui confirme, hélas, la pertinence des analyses proposées par BRN depuis dix ans.
Telle est la seconde raison du renouvellement de BRN. C’est en effet le moment où jamais, pour ce dernier, de se faire mieux connaître, de se faire plus entendre, d’accroître son rayonnement : alors que de plus en plus nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’imposture européenne, un tel développement devrait répondre aux attentes d’un nombre croissant de citoyens.
Qu’est-ce qui va changer ?
De nouvelles rubriques vont faire leur apparition. L’une d’entre elles, « produire en France », proposera par exemple chaque mois un reportage dans une entreprise menacée de délocalisation. Il s’agira plus généralement de pointer les dégâts de la libre circulation (des marchandises, des capitaux, des services, de la main d’œuvre), clé de voûte de l’Europe communautaire, et pilier de la mondialisation ; et de contribuer au succès des luttes si possible.
Des billets de style pamphlétaire seront proposés en plus des articles habituels. BRN accueillera en outre régulièrement points de vue de contributeurs extérieurs. Des chroniques seront confiées à des journalistes de différents pays européens. La rédaction travaille également sur une rubrique donnant la parole aux lecteurs qui souhaitent faire part de leur expérience.
Par ailleurs, une évolution de la maquette visera à rendre le journal plus attractif, avec probablement plus de place à la photographie (dans les cas où elle représente un réel apport). Tout cela, faut-il le préciser, sans rien perdre de la rigueur rédactionnelle.